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lundi 31 mars 2014

There will be maple syrup

Aujourd'hui je vais vous faire découvrir un élément typiquement canadien, sinon typiquement québécois : l'érablière. Une érablière désigne une exploitation tournée vers la culture d'érable à sucre (acériculture) et la production de sirop d'érable. Après avoir uniquement privilégié l'aspect agricole, la plupart intègrent désormais une partie restaurant qui permet de faire découvrir le vrai petit-déjeuner canadien et toutes les façons d'accommoder le sirop d'érable. J'ai eu la chance de m'y rendre la semaine dernière, chez "Ti-Paul".


Elle se situe à un peu plus d'une heure de Rouyn, non loin de la station dont je vous ai parlé dans mon dernier billet. Les dernières 10 minutes de trajet sont d'ailleurs assez rock'n'roll, avec des montées et des descentes sur une piste enneigée qui lui donne des airs de rallye. Après un petit temps d'attente, nous nous sommes installés, puis les différents plats commencent à arriver : fèves au sirop d'érable, pommes de terre vapeur, charcuterie en tout genre, omelette... Au final, ça donne ça :

Oui, le pain fait tache

Et surtout le sirop d'érable. Partout, tout le temps, on n'a jamais assez de sirop d'érable. Et si vous avez encore faim, ils vous achèvent à coup de pancakes, je vous laisse deviner ce que vous pouvez mettre dessus. Le repas s'est ensuite déplacé à l'extérieur, pour la traditionnelle tire d'érable, qui consiste à verser le sirop d'érable sur de la neige fraîche et de l'enrouler autour d'un petit bâtonnet à la manière d'une sucette au moment où il se solidifie.





Je n'ai as osé mesurer mon taux de cholestérol et de sucre dans le sang. L'érablière, c'est une fois par année sous peine de mourir d'une attaque cardiaque foudroyante si on augmente la dose.

dimanche 9 mars 2014

Far West

Houla !

Même si on n'est pas encore dans les extrémités atteintes lors de la saison précédente, je dois avouer que je me suis tu un peu trop longtemps. Si je n'ai pas d'autre justification que la flemme pour le week-end du 1er et 2 mars, j'ai en revanche été retenu loin de mon ordinateur entre le vendredi 14 et le lundi 24 février pour cause de voyage... à Calgary. Oui oui, à l'endroit même où j'avais passé 9 mois l'année dernière au cours de mon année d'échange. L'occasion était pour moi de profiter de la semaine de vacances (ou de relâche comme on dit au Québec) pour revoir des paysages connus et des personnes que j'avais rencontrées l'année dernière et qui me manquaient beaucoup après 9 mois loin de Calgary.

Je vous l'ai déjà dit, Rouyn c'est cool. Sauf quand on veut s'en éloigner. J'ai donc commencé mon voyage par un périple assez intense. Après avoir trépigné toute la journée le vendredi, je prends finalement mon bus à 21h30, direction Montréal, que j'atteins à 6h30 du matin, après une petite pause poutine vers 2 heures du matin qui va me rester sur le bide durant tout le trajet. Comme je n'arrive jamais à dormir dans les bus, je vous laisse imaginer mon état à mon arrivée à la gare routière. Je tente alors de dormir une petite vingtaine de minutes dans le taxi jusqu'à l'aéroport de Montréal, où j'attends durant cinq heures mon vol, ne me sentant pas le courage d'aller visiter la ville avec mes grosses valises et ma fatigue. Donc je regarde ce qui se passe autour de moi.

Ça donne vachement envie, les poubelles pour récupérer
l'eau qui goutte du plafond qui menace de s'effondrer ...

La moitié de l'aéroport massée devant les écrans qui diffusent
le quart de finale de hockey Russie-USA aux JO de Sotchi.

Mon vol décolle enfin (j'avais une petite appréhension suite au vortex polaire qui bloquait une partie des aéroports d'Amérique du Nord), direction Winnipeg (dans la province de Manitoba) pour une escale. Manitoba, c'est plat. Genre super plat. Genre on n'apprend pas à faire un démarrage en côte quand on passe son permis tellement ça sert à rien. Et quand c'est couvert de neige, c'est encore plus flagrant. Calgary m'avait déjà étonné sur ce plan-là, mais Manitoba bat tous les records.


Une heure et demie après, j'étais reparti, direction Calgary pour de bon cette fois. Quel bonheur de retrouver ces personnes et ces lieux après tout ce temps ! Vacances oblige, une bonne partie de mes petits camarades étaient absents, mais certains étaient encore sur place et ça a été une vraie joie de les retrouver et de se donner des nouvelles. J'étais d'ailleurs tellement euphorique que j'ai un peu oublié de prendre des photos... Je peux au moins vous raconter que j'ai eu le temps d'aller voir un film ("Her" avec Joaquin Phoenix, terrible !), je suis retourné voir l'université, j'ai redécouvert le centre-ville (qui avait été en partie dégradé par des inondations l'été dernier), je me suis fait invité plein de fois au resto, bref ça a été vraiment génial.

J'ai recommencé à faire des photos sur la fin, peut-être parce que l'euphorie commençait à retomber à cause du retour qui approchait, lors d'un séjour à Banff, la petite ville des Rocheuses (dont je vous avais déjà parlé dans un ancien billet). Une petite virée qui a été l'occasion de se balader en ville, dans la forêt ou encore sur une rivière gelée.








Bref, on a passé quelques jours plutôt détendu, à se balader dans les pourtours de Banff et à... OH LA VACHE, LA, UN CERF!!!










Sans rire, c'était le plus beau cerf du monde. En tout cas de mon point de vue. Si voir de la vie sauvage d'aussi près peut paraître normal à un Canadien, moi j'étais comme un gosse qu'on emmène au zoo pour la première fois. Visiblement habitué du coin (on n'était pas très loin du centre-ville, comme en témoigne les tables de pique-nique), il s'est avancé sans broncher et sans être gêné par notre présence pour aller chercher de la nourriture. Je ne sais pas si les photos le font vraiment passer, mais je n'avais rien vu d'aussi balèze et majestueux de toute ma vie. Ajoutez le traîneau à touriste rouge qui est passé à côté de nous et on se serait vraiment cru au pays du Père Noël.


Peut-être que cette vision enchanteresse a permis d'adoucir mon départ. J'ai une sainte horreur des "Au revoir". Je n'ai jamais accepté la phrase "On part pour mieux se retrouver", dire "Au revoir", c'est déchirant, point à la ligne. Mais vu le timing que je m'étais imposé pour rester le plus longtemps possible à Calgary, pas le temps de m'apitoyer sur mon sort. Décollage le dimanche 23 à 12h30, direction Montréal où j'ai atterri à 18h30. Puis retour en bus vers Rouyn pour une arrivée à 8h30 le lundi matin, après une nuit sans sommeil pour arriver au labo à 9 heurs. C'était le prix à payer pour avoir passé cette merveilleuse semaine auprès de personnes que j'apprécie beaucoup et d'un endroit où j'ai passé des moments merveilleux et que j'ai hâte de revoir.

mardi 11 février 2014

Un deux trois, nous irons au bois

Que faire lorsque la fin de semaine arrive, quand on vit dans une petite ville au nord du Québec ? Contrairement à ce que les mauvaises langues pourraient croire, il y a pas mal de choses à faire. Prenez par exemple le week-end dernier, qui a été pour moi l'occasion de replonger dans une activité qui m'avait beaucoup marqué l'année dernière : le hockey sur glace. Ce soir-là, les Huskies de Rouyn-Noranda rencontraient les Sea Dogs de Saint John.


Cette rencontre fait partie d'un championnat provincial (la Ligue de hockey junior majeur du Québec), contrairement à la LNH qui est continentale. Mais la qualité reste au rendez-vous, puisque c'est dans ce genre d'équipe que les grands clubs viennent chercher de futurs talents (ce qui est déjà le cas pour certains joueurs de Rouyn, en attente de leur transfert). Arrivés avec un peu d'avance pour bien prendre place vu que nous étions nombreux, nous nous sommes installés tout prêt des cages que Rouyn défendrait durant deux des trois périodes. La tension a (lentement) augmenté, les deux équipes se faisaient face, jusqu'au coup d'envoi.



Et c'était parti pour trois fois 20 minutes de jeu à toute berzingue, bien au-delà des craintes que je pouvais avoir en allant voir un match d'ordre moins important que la LNH.








Honnêtement, j'ai été étonné, par rapport à ce que j'avais pu voir, du nombre de bagarres. J'ai bien dénombré 6 ou 7 fois où les joueurs se sont affectueusement frictionnés le visage à coups de poings. Mais il paraît que ça fait partie du sport.


Au final, après une première période un peu ennuyeuse où aucun point ne fut marqué, le match s'est achevé sur une belle victoire des Huskies par 6 à 1, ce qui d'après les habitués était loin d'être acquis avant le match. Plus efficaces que leurs adversaires, les Huskies ont surtout profité de leur supériorité numérique causée par les nombreuses fautes des Sea Dogs, qui les ont amenés à avoir jusqu'à deux joueurs de plus.

La soirée s'est ensuite terminée au Cabaret de la dernière chance, où j'ai assisté à l'un des meilleurs concerts qu'il m'a été donné de voir depuis longtemps. Je n'ai pas pu prendre de photos, mais je vous conseille fortement d'aller écouter la musique des Chiens de Ruelles. Drôle, endiablée et terriblement entraînante, vous pourrez enfin citer autre chose que les Cowboys fringants quand vous discuterez de musique québécoise.

Le lendemain, histoire de récupérer (de quoi, vu que je n'avais bu qu'un Coca lors du match ?), j'ai eu l'occasion de m'aérer les neurones lors d'une petite virée en raquette, dans les pourtours de Rouyn. Accompagnés de mes petits camarades du laboratoire, nous nous sommes fièrement engagés dans la forêt de bouleaux et d'épinettes noires.

On n'était pas aussi fringant à l'arrivée.


Les bouleaux perdent leur écorce dans
des proportions assez impressionnantes.





A mon retour, j'aurai pu enchaîner avec le Super Bowl, mais ce week-end avait été suffisamment éprouvant. De toute façon, je supportais Seattle et ils ont gagné, et c'était l'essentiel.

mardi 4 février 2014

Le beau labo (humour)

(je suis très fier de moi)

Je m'étais promis de faire un article par semaine. Encore un petit effort et j'y arriverai.

Je ne sais pas si j'en ai déjà parlé (moi-même je ne lis pas mon propre blog), mais je si je me suis aventuré aussi loin, c'est avant tout pour y faire un stage. Un stage en laboratoire d'écologie plus précisément, qui dois durer au moins 6 mois (sois de début janvier à fin juin) et au bout duquel je devrai rendre un rapport. Et plutôt que de vous embêter avec de considérations scientifiques inutiles tant qu'il n'y a pas de résultat croustillant à se mettre sous la dent, venez plutôt découvrir à quoi ressemble mon lieu de travail.

Petite vue depuis mon bureau, alors que tout le monde est concentré

Le labo où je passe le plus clair de mon temps. Notez que
le micro-onde au centre est là dans un but scientifique ;)

La caméra à UV qui sert à observer les résultats

Les "cycleurs" qui servent à entretenir les réactions 

La paillasse que j'utilise le plus souvent

 Le genre de vue qu'on a 80% du temps

Au travail, I yam what I yam

Le truc bien au  laboratoire, c'est qu'on s'organise un peu comme on veut, l'important est que le travail soit fait au bout du compte. Donc quand on repart un peu tard le soir, on peut, par exemple, tomber sur la cérémonie d'anniversaire des 30 ans de l'UQAT.



Mais bon, ne nous voilons pas la face, la plupart du temps, c'est plutôt ça :




Et comme je ne vais pas tous vous dévoiler d'un coup, je peux me permettre de créer un peu de suspens en vous annonçant dès maintenant que le prochain billet sera consacré pêle-mêle au hockey et aux raquettes en forêt. A la prochaine !